Voici une petite randonnée en boucle au départ de Vuillafans, dans la vallée de la Loue, qui permet de découvrir quelques uns des trésors naturels cachés au fond des vallons qui entaillent perpendiculairement l'axe principal.

Le circuit emprunte des sentiers quelques fois raides ou/et glissants...

Nombreuses possibilités de stationnement au village (parcours décrit à partir de l'église (XVème siècle).


Distance estimée : 11,5 km
Dénivelé cumulé montant : 410 m
Temps estimé
: 4 à 5 h
Numéro carte IGN Randonnée : 3424 OT - 1:25000

Randonnée effectuée le : 10 août 2008


Itinéraire




Plan de coupe



Détail de la randonnée


Vuillafans


Histoire : Depuis le moyen-âge l’histoire du village est liée aux deux châteaux qui le dominent de part et d’autre de la Loue. Châteauvieux, construit au XI siècle et Châteauneuf, manoir construit au XIIème  siècle.
Le premier a été détruit par un incendie en 1807. Racheté et remis en état par des propriétaires privés.  Le second abandonné au XVIIème siècle , est aujourd’hui à l’état de ruines.  Ses pierres ont servi à la construction de maisons à Echevannes et du monastère des Capucins de Vuillafans.

Le vignoble : Il y a un siècle, 2000 hectares de vignes s’étendaient sur les coteaux, de Mouthier Haute-Pierre à Ornans. L’avènement du chemin de fer, l’industrialisation, l'arrivée de vins du midi et surtout le phylloxéra mirent fin à cette culture. Grâce à l'initiative d'une association locale, RURANIM, sept hectares de vignoble ont été planté "en lyre" sur les terrains défrichés aux adords de Vuillafans. Les cépages de Poulsard, Chardonnay et Auxerrois produisent depuis 1992 des Vins de Pays renommés (je confirme !).




Vers la cascade Raffenot


Traverser la Loue sur un joli pont de pierre (du XVIIème siècle), et s'engager dans la rue St-Claude.
Le balisage (GR 595 et PR locaux) n'est pas toujours évident... Prendre la direction du  cimetière, rue du Sel (Vuillafans était sur la route du sel).
Le chemin nous conduit à Châteauvieux-les-Fossés, qui mérite un petit coup d'œil.
Un panneau d'informations touristique défraîchi propose plusieurs circuits de découverte autour de Châteauvieux. Mais le balisage étant assez confus et incomplet, il est préférable de naviguer à l'aide de la carte IGN...
Emprunter le chemin qui descend en longeant les remparts et fossés du château (jolie muraille !). Bientôt se présente une patte d'oie : il faut prendre le sentier de gauche qui conduit au ruisseau de Raffenot, que l'on franchit sur un petit pont. A cette saison, le cours d'eau est à sec... Remonter, à gauche, le vallon en lisière de pâturage. Puis on traverse le ruisseau à gué, sans se mouiller les pieds (toujours à sec, ce qui laisse peu d'espoir de voir la cascade !). Le sentier devient sauvage, le lit du torrent, sec mais moussu, aussi. Et l'on arrive dans un cul de sac, face à un cirque rocheux d'une quarantaine de mètres de haut. Joli site, malgré l'absence d'eau... Qui laisse à penser qu'en période humide le spectacle et l'ambiance doivent largement mériter le détour !




D'un vallon à l'autre


Il faut ensuite rebrousser chemin jusqu'au petit pont où un poteau directionnel flèche, sur la gauche, le sentier à emprunter pour passer dans le vallon de la Vergetolle. Le sentier monte assez sévèrement dans un talweg qui a dû être, il y a une siècle ou deux, une voie de desserte très utilisée : par endroits, les vestiges d'un beau muret témoignent d'une voie de communication "importante", et  à la lecture de la carte, on peut remarquer que la parcelle de forêt qui le domine a pour nom 'Salignon', de toute évidence liée à l'exploitation du sel... (mais ceci n'est qu'une supposition non vérifiée !)
Sur ce secteur, il faut être attentif au balisage. Un premier carrefour bien balisé (!!!) engage à partir sur la droite. Deux cents mètres plus loin, pas évident de garder le bon cap : continuer tout droit sur le sentier le moins marqué. On chemine un bout de temps et agréablement à flanc de montagne. Quand la descente s'amorce, il faut à nouveau être vigilant pour ne pas rater le sentier qui contourne le "Cuchot"  (aucun fléchage !) : une sente se dessine (un peu cachée par de petites ronces) dans un angle fermé, sur la gauche, juste avant que la pente du chemin que l'on va quitter s'accentue. On chemine à nouveau à flanc de montagne, dans un décor surprenant de blocs rocheux, conglomérats de petits cailloux anguleux. On enjambe quelques cascades pétrifiées (toujours pas d'eau) et de belles ravines...



La Tuffière


Puis l'on perçoit que l'on est arrivé au bout du vallon que l'on surplombe. Le sentier très pentu nous conduit au pied de la cascade de la Tuffière...
Quel spectacle ! C'est une paroi alvéolée de concrétions patiemment modelées par les dépôts de calcite, où s'accrochent les mousses. On se plaît à imaginer un visage moustachu,  dans l'une de ces formations... L'eau ne se manifeste que par quelques gouttelettes que l'on entend tambouriner, mais le site est grandiose ! On redescend en empruntant le lit à sec de la cascade.
Extraordinaire ambiance
: Les dépôts accumulés au fil des siècles ont façonné une étonnante structure aux mille tourments... cascades pétrifiées, arrondies, doucement rainurées ou hérissées de nouvelles formations, marmites cabossées et excentriques mitonnant brindilles, branchettes et troncs en coque de calcaire. Ici, quelques feuilles de hêtre se parent d'une jolie cristallisation naissante, là un beau caillou nous offre en une autre pétrifiée (très long travail du temps !). Par endroits, le revêtement calcaire sur lequel on évolue sonne creux sous le pas...
Un barrage de chablis tombés en travers du lit du torrent nous fait reprendre le sentier, raide et glissant. Un glouglou se fait entendre et nous attire à nouveau vers le ruisseau : Une mini cascade se laisse glisser dans un petit bassin transparent enchâssé dans des cailloux aux formes douces... Plus bas, la Source Bleue, belle vasque circulaire fait penser à un jacuzzi (malheureusement vide aujourd'hui). Plus bas encore (court chemin glissant), une autre cascade pétrifiée laisse couler un filet d'eau dans un petit bassin clair où s'ébattent des tritons.
Le lit du ruisseau de calcaire se rétrécit et s'aplanit. Aux abords de nouveaux pâturages le cours d'eau réapparu reprend vie, et l'apparence que l'on connaît à tous les ruisseaux. Agréables rives, qui appellent à la pause ou au bivouac... On retrouve une route empierrée ou une bifurcation permet de choisir entre un retour sur Vuillafans par Châteauvieux ou directement vers la Loue.




Participants

Béatrice, Michel, Gene.

Commentaires :
Malgré le manque d'eau aux cascades et à la Source Bleue, la randonnée a été fort appréciée de tous les participants.

Hébergement


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